Réaction du public
Le projet de loi a suscité des réactions mitigées. Certaines familles de conducteurs âgés soutiennent l’idée, estimant qu’elle pourrait protéger leurs proches des situations dangereuses.
« Mon père a 75 ans et insiste toujours pour conduire la nuit, même si sa vue n’est plus ce qu’elle était. Cette loi pourrait contribuer à assurer sa sécurité », a confié Linda Carson, dont le père a récemment été impliqué dans un accident de la route nocturne sans gravité.
Cependant, de nombreux aînés estiment que cette loi est injuste et discriminatoire envers les personnes âgées. Ils font valoir que tous les conducteurs de plus de 70 ans ne sont pas dangereux et que cette restriction risque de les priver inutilement de leur autonomie.
« Je conduis depuis 50 ans sans problème », a déclaré George Miller, 72 ans. « Je ne pense pas qu’il soit juste de supposer que nous sommes tous un danger simplement à cause de notre âge. »
Quelles sont les alternatives ?

Les experts recommandent aux personnes âgées d’anticiper les difficultés liées à la conduite avant que cela ne devienne problématique. Les services de transport communautaire, les applications de covoiturage et l’aide familiale sont autant de solutions qui peuvent leur permettre de conserver leur mobilité sans se mettre en danger ni mettre les autres en danger.
Certains défenseurs des droits des personnes âgées préconisent le recours à des technologies automobiles avancées, telles que les caméras de vision nocturne, l’assistance au maintien de voie et le freinage automatique, pour aider les seniors à conduire en toute sécurité la nuit, plutôt que de les interdire purement et simplement.
Que va-t-il se passer ensuite ?
Le projet de loi est encore à l’état de proposition et fera l’objet d’audiences publiques avant toute décision définitive. S’il est adopté, il pourrait entrer en vigueur dans l’année à venir.
Que l’on soit pour ou contre cette idée, une chose est sûre : le débat sur les aînés et la sécurité routière est loin d’être clos. Avec le vieillissement de la population, de plus en plus de collectivités devront trouver des solutions qui concilient autonomie et sécurité publique.